Lisa, photographe sportif, disparaît, laissant une lettre dans laquelle elle demande de ne pas la chercher. Comme elle était partie photographier les terrains de football de villages éloignés, son père Irakli, équipé d’une liste de lieux donnée par son rédacteur en chef et aidé d’un ami à elle, part à sa recherche à travers les vastes et riches paysages géorgiens.
Dry Leaf est un émerveillement plastique : à l’aide d’un téléphone portable obsolète, Koberidze filme la Géorgie à la manière d’un impressionniste (on pense à Cézanne) ou d’un archéologue. En découle un road movie paradoxal, hanté par l’absence mais baignant aussi dans une grande plénitude.
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Si le film déborde de nostalgie, ce n’est pas celle de son support (lequel n’a sans doute, sauf rare exception, jamais servi au cinéma) : dans ce petit téléphone-walkman (moins de 100 grammes), Koberidze trouve simplement une sorte de filtre magique à partir duquel il invente, ce qui tient quasiment de la performance, une méthode et un langage qui n’appartiennent qu’à lui.
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