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Adieu Mandalay
Birmanie | 2017 | 01h48
Réalisation : Midi Z
Avec : Wu Ke-Xi, Kai Ko, Wang Shin-Hong
Avant-première
Entre la Birmanie et la Thaïlande, le trafic d’êtres humains suit un itinéraire bien établi le long de chemins tranquilles et de routes isolées, traversant le Mékong à Tachileik, franchissant les postes de contrôle en en soudoyant les policiers, arrivant jusqu’à Bangkok, la destination finale, où les clandestins, brutalement abandonnés, restent livrés à eux-mêmes.
Un soir d’été 2013, avec un groupe de cinq migrants, Lianqing emprunte cette route. Elle y rencontre Guo, l’un de ses compatriotes clandestins qui prend soin d’elle et accepte alors de lier leurs destins l’un à l’autre. Une fois arrivée en Thaïlande, Lianqing trouve un travail illégal pour acheter de faux papiers d’identité et réussir à rejoindre Taïwan. Mais Guo, de son côté, a d’autres ambitions.
Grand prix du Festival International du Film d'Amiens

Dans les années 1890, dans un poème de Kipling intitulé Mandalay, un soldat britannique s’extasiait de découvrir les cultures « à l’est de Suez ». Dans le prolongement de son approche empirique de la réalité, Midi Z, en empruntant la route pour Mandalay, s’éloigne une fois encore d’un regard nostalgique sur la Birmanie où il est né et qui est le centre de son œuvre. Au milieu du flux d’immigration illégale qui relie la Birmanie à la périphérie de Bangkok, le jeune Guo rencontre Lianqing qui aspire comme lui à trouver une vie meilleure en Thaïlande. Avec ses lumineux plans longs, nourri par une approche documentée et un sens souterrain de la dramaturgie, Adieu Mandalay est aussi l’histoire d’un amour naissant et de sa douloureuse mise à l’épreuve par la vie des travailleurs clandestins.

Festival des 3 continents
MIDI Z
"Midi Z est né en Birmanie en 1982 dans un contexte de bouleversements et de conflits idéologiques qui l’ont contraint à émigrer à Taïwan pour y suivre ses études d’art. En 2006, il signe un premier court métrage, Paloma blanca, réalisé dans le cadre de son cursus universitaire et qui lui vaut d’être repéré et programmé à Busan puis Melbourne.Dans un pays ravagé par les récentes et nombreuses prises de pouvoir dictatoriales et où la culture vivante a été mise à bas, un artiste émergent mérite notre attention. En particulier dans le domaine du cinéma, gangréné par le marché noir, et qui survit péniblement, avec à peine soixante-dix salles pour l’ensemble de la Birmanie (et pas plus de quatre dans le centre de Rangoun), toutes dévouées à la diffusion de vieux films d’action chinois et de quelques comédies populaires. Et si les choses semblent s’améliorer selon les dires de Midi Z qui constate depuis deux, trois ans une amélioration des rapports entre les cinéastes et le pouvoir en place dans un pays où, il y a peu encore, tenir une caméra était considéré comme un acte politique répréhensible, c’est avant tout par la force testimoniale de son cinéma, intelligent mélange de fiction, documentaire et installation artistique, que ce jeune metteur en scène a légitimement affirmé sa place d’auteur. Grâce aussi à une conscience immédiatement remarquable du geste cinématographique, traduite par de réels et adéquats choix formels ainsi que par un sens très affirmé de la mise en scène, que l’on caractériserait de manière un rien sommaire comme « documentaire ».
(...)

Dès ses premiers films, Midi Z privilégie le plan fixe et une certaine durée du plan, choix qui cristallisent le contenu politique, social et humain de son travail. Regarder frontalement, prendre le temps de laisser la situation se décanter et choisir d’écouter sans briser le discours d’un plan de coupe sont quelques-unes des vertus de son cinéma. Qui ne laisse pour autant rien au hasard. Le choix du cadre répond à des exigences (environnement, réalisme) que nous avons précédemment mises en avant, mais théâtralise aussi, avec discrétion ainsi qu’une redoutable efficience, le contenu de la séquence. Comme dans ces scènes de groupe récurrentes où se détache toujours un personnage, pas nécessairement le « principal » de la scène d’ailleurs, qui est à la fois la focalisation de la scène (et de notre regard) mais surtout le centre nerveux de celle-ci. Un véritable point d’équilibre autour duquel peuvent se déployer les autres acteurs (pour une immense majorité non professionnels) ainsi que la dramaturgie de la séquence. Où, en résumé, comment exacerber la retranscription du réel en recourant aux effets de style de la représentation fictionnelle.
La marque des vrais auteurs."
Xavier Leherpeur, critique de cinéma
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